Rétrospective printanière

C'est l'Printemps dans le rétro ! PL #1

Ah ! Vous êtes là ?! Pardonnez moi mais j'étais en train de valser, histoire de me réchauffer. Car entre nous soit dit, il faut vraiment...

25 février, 2022

Hymne de l'Ukraine : "L'Ukraine ne mourra pas"

Aujourd'hui, sous nos yeux indifférents, une nation libre est menacée de disparaître de la carte par l'hubris du dirigeant d'une des trois grandes puissances.

Les JT déroulent l'invasion de l'UKRAINE comme une saga, étalant les gesticulations et les blablas des puissances démocratiques. "Scrogneugneu" contre missiles.

Avec un cynisme digne des accords de Munich en 1938 où Français et Britanniques abandonnèrent la Tchécoslovaquie aux mains d'Hitler, l'Europe menace la Russie de sanctions mineures qui, il y a de fortes chances interviendront - peut-être - quand Kiyv sera tombée.
A la date où j'ai mis ce billet en ligne, l'Europe, France et Allemagne en tête, avait pour soucis de "ne pas humilier la Russie" et surtout de ne couper ni la route du gaz ni de compromettre de bien juteux contrats.

Koupiansk (oblast de Kharkiv) 30/11/2023 - Source The Indian Express
 

Mise à jour 24 février 2025.

Trois ans. Officiellement.
Car en réalité, sur le terrain, cela fait onze ans qu'officieusement le conflit a commencé. Instances internationales, observateurs et journalistes ont constaté au moins 4 000 violations, par la Russie, des accords de Minsk entre 2014 et 2015 (mort de civils et militaires ukrainiens) sans réaction des instances internationales.

Des armes et des âmes

Fin 2022 les services britanniques et ceux de la Maison Blanche informent le gouvernement ukrainien et les chancelleries occidentales d'importants mouvements de troupes et de matériels non seulement à la frontière est mais aussi au nord et via la Biélorussie.
Si les autorités ukrainiennes prennent l'information très au sérieux, l'Europe, forte de la doxa allemande qui veut que le business soit garant de paix, fait fi de l'info.

Le 24 février 2022 les troupes russes violent les frontières ukrainiennes et tous les accords antérieurs.

Cris d'orfraies européens, Biden en chauffeur Uber, pour tous ite missa est : l'avenir de l'Ukraine se compte en semaines. Seul Boris Johnson, alors premier ministre britannique, affirme clairement son soutient à l'Ukraine alors que les chancelleries européennes s'apprêtent à refaire les mêmes erreurs qu'en 1918, apeurés par Poutine (lien ci-dessus).
Les opinions publiques, au contraire, se mobilisent en masse contre cette invasion, probablement conscientes de ce qu'elle dit des intentions réelles du maître de la Russie.

Le fait est qu'elle paraît bien impuissante face à une Russie surarmée au vivier humain quasi inépuisable, d'autant que, sous la houlette des États Unis, dans le cadre des traités de désarmement, elle s'est pliée à toutes les demandes : rétrocession de ses ogives nucléaires à la Russie, démantèlement de ses 44 bombardiers stratégiques à longue portée et ses 1 068 missiles de croisière capables de frapper à une distance maximale de 2.500 kilomètres.
Ces armements lui font cruellement défaut en ce 24 février 2022.
Pourtant, contre toute attente, l'Ukraine résiste.

Hangar d'un Antonov ukrainien après la bataille d'Hostomel

La bataille de l'aéroport d'Hostomel (ou aéroport Antonov) dans la nuit du 24 au 25 février, puis la libération de la ville de Soumy par ses habitants (en jean et baskets tandis qu'une habitante les informe par téléphone des mouvements russes qu'elle observe depuis sa fenêtre à l'étage), le 1er mars, stupéfient à la fois Poutine qui remet sa parade sine die et les occidentaux qui [re]découvrent la bravoure des Ukrainiens.
A l'est dans le Donbass, des civils ukrainiens parfaitement russophones se dressent devant les chars russes dont les équipages, biberonnés à la propagande du Kremlin, étaient persuadés d'être accueillis sous les viva avec des bouquets de fleurs.
"On vient vous libérer - Foutez le camp ! On ne vous a rien demandé ! - Mais vous êtes libres, maintenant ! - Nous sommes libres ! On n'a pas besoin de vous ! Vous n'êtes pas chez vous ici ! Faites demi tour et rentrez chez vous !". 

En avril 2022, les Ukrainiens ont repris les villes de l'oblast de Kyiv et découvrent les horreurs perpétrées par l'armée russe sur les civils. Les images font le tour du monde, provoquant l'indignation. Plus tard, on découvrira que la "libération" du Donbass a elle aussi été sanglante : déportations, tortures, viols (y compris de bébés, selfie insoutenable d'un soldat russe !), villages vidés de leurs habitants dont on ne retrouve plus trace...

Enfin les démocraties occidentales entendent les appels à l'aide du président Zelensky !
Pendant les trois ans écoulés, aides financières et armements arrivent en Ukraine. Mais si les ex pays du Pacte de Varsovie qui savent ce que signifie d'être occupés par les Russes envoient tout ce qu'ils peuvent à leur voisins et accueillent les réfugiés, USA et UE craignent de dépasser les "lignes rouges" et d'entrer dans une logique "escalatoire".
A ce néologisme macronien, répond un néologisme ukrainien, le verbe "macroner" qui signifie "parler beaucoup d'un sujet en ayant l'air préoccupé mais sans agir".

La Russie reconnaissante

Cette lenteur dans l'action, de tergiversations en délibérations, a permis à la Russie d'une part d'établir une ligne de défense quasi infranchissable (la ligne Sorovikine), de noyer une partie du territoire ukrainien, de déporter et "russifier" des milliers d'enfants et de tuer des milliers de civils, de trouver de nouveaux partenaires qui lui fournissent les armes et les munitions qui lui font défaut (Iran, Corée du Nord) mais aussi des combattants, africains, coréens, volontaires de force.
Les promesses en terme d'armes n'ont été qu'à moité tenues, trop tardivement et la pusillanimité européenne fait qu'aujourd'hui elle est méprisée à l'est comme à l'ouest et a perdu tout crédit diplomatique.

Vers une "paix" de dupes

Hier donc marquait l'anniversaire officiel du déclenchement de la guerre en Ukraine.
L'illumination de la Tour Eiffel aux couleurs du drapeau ukrainien a dû faire chaud au cœur des Ukrainiens privés d'électricité et de chauffage !¿!

Tout comme les images de la rencontre Macron / Trump, commentées par nos "journalistes" sur un ton énamouré et admiratif. Ces belles images façon SAV ne doivent, ni ne peuvent, pas faire oublier la réalité qui a commencé à se dessiner pendant la campagne de Trump ; une politique de prédation, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, au mépris de toutes les règles, de tous les traités et accords.


La psychologie du nouvel occupant de la Maison Blanche, alliée à une ignorance crasse et une arrogance sans limite, en font un dictateur dangereux, aussi dangereux que son homologue russe.

Les déclarations de Nikolaï Patrouchev, âme damnée de Poutine, dès le 14 janvier dernier, ne font pas mystère des desseins de la Russie et encore moins du mépris viscéral à l'encontre de l'Europe. Extraits choisis de son interview pour la Pravda, journal au service du pouvoir.

Il est tout aussi crucial que la communauté internationale reconnaisse pleinement l’incorporation des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, ainsi que des régions de Zaporozhia et de Kherson. Ces territoires font désormais partie intégrante de notre pays, conformément à la Constitution de la Fédération de Russie.[...]
Nous sommes particulièrement inquiets de voir que l’imposition violente de l’idéologie néonazie et d’une russophobie débridée mène à l’anéantissement de villes ukrainiennes autrefois prospères telles que Kharkiv, Odessa, Nikolaev ou Dnepropetrovsk. Il n’est pas exclu qu’au cours de l’année à venir, l’Ukraine cesse purement et simplement d’exister.

Pour ce qui concerne les perspectives de développement futur avec ce facteur Trump, nous respectons absolument les déclarations de ce dernier.

J’estime que les négociations relatives à l’Ukraine doivent avoir lieu entre la Russie et les États-Unis — sans qu’y interviennent d’autres pays occidentaux. Nous n’avons rien à débattre avec Londres ou Bruxelles. Il y a bien longtemps que la direction de l’Union européenne, par exemple, a perdu le droit de parler au nom de certains de ses membres — la Hongrie, la Slovaquie, l’Autriche, la Roumanie et d’autres pays résolus à œuvrer pour la stabilité de l’Europe et à occuper une position équilibrée vis-à-vis de la Russie

 Si en début d'entretien Patrouchev émet quelques réserves à propos de Trump, les déclarations de ce dernier le 18 février lui ont valu des satisfecit sans réserve tant de Poutine que de SergueÏ Lavrov, chef de la "diplomatie" russe.
Lors de cette conférence de presse dans sa villa de Mara Lago, Trump accuse le "dictateur" Zelensky d'avoir commencé cette guerre, tout en contestant sa légitimité. Aucun de ses conseillers n'a jugé utile de l'informer sur la Constitution ukrainienne qui, en période de guerre met le pays sous loi martiale.
Comment organiser des élections dans de telles conditions ?! Alors, comme le prévoit la Constitution, la Rada s'est unanimement prononcé pour la prolongation du mandat de Zelensky, encore crédité d'au moins 52 % d'opinions favorables et non 4 % comme l'affirme Trump.

Hier un autre signe inquiétant quant à l'avenir de l'Ukraine a été l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU, avec le soutien de la Russie, d'une résolution américaine demandant une paix rapide en Ukraine. Formule creuse permettant de faire croire que la Russie veut la paix mais où aucune mention n'a été faite de l'intégrité territoriale du pays.
Hier, encore, l'Assemblée générale de l'ONU réaffirme son soutien à l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

Si vous y comprenez quelque chose, vos commentaires sont bienvenus !

Par contre, ce qui est facile à comprendre c'est que la parole de l'Europe, celle de Macron, comptent pour rien.
La volonté russe de démanteler l'Ukraine en tant que pays libre est dûment enregistrée à la Maison Blanche et cette fois, il est à craindre que toute la persuasion du Président ukrainien ne pèse rien en regard de la voracité russo-américaine.
Si "paix" il y a, elle ne sera ni juste, ni durable : les crises entre Ukraine et Russie ont montré que les Ukrainiens ne sont pas prêts à la soumission définitive.

C'est Yalta, en pire, et tout en feignant de craindre une 3ème Guerre Mondiale, Trump en serait cette fois non plus un arbitre mais son facteur déclencheur.  

Pendant ce temps, les bombardements russes sur les civils continuent et les soldats continuent le combat.

L'Ukraine ne veut pas mourir.

 Slava Ukraïna ! Heroïm Slava !

• Paroles et traduction de l'Hymne Ukrainien "L'Ukraine n'est pas encore morte"
(pour une fois la tradiction YT est cohérente)

 

13 commentaires:

  1. Bonjour
    J'ai regardé avec beaucoup d'émotion la petite vidéo sur l'Hymne à l'Ukraine.
    J'ai lu également votre article.
    Depuis 3 ans maintenant ce peuple se bat. Elle ne veut pas mourir !
    Mon mari suit à la lettre les évènements et l'Ukraine est très souvent dans nos conversations.
    Je vous souhaite une bonne journée.

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    1. Bonjour
      Je crois que nous n'avons pas pris toute la mesure de ce qui se jouait à l'époque...
      Mon amie russe m'avait mise en garde dès 2009 quant à ce risque de guerre et je lui ai ri au nez.
      Erreur !

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  2. Coucou ma belle
    oh que c'est beau ce que tu as fais
    pour ces pauvres Ukrainiens
    je les adore moi ces gens, et Zelensky
    trop triste ces situations avec ce Trump et ce Poutine
    qui est le plus c... Trumpine ?
    je ne sais plus quoi penser de tout cela
    il ne faut pas que ce beau pays meurt
    Non il ne faut pas mourir Mr Zelensky
    Slava Ukraina
    bisous Elyci

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    1. Coucou !
      Je suis salement à la bourre !
      Cons je ne sais pas, dangereux j'en suis certaine !
      En fait, y a quand même un paquet de tarés qui gouvernent !
      Bisous

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  3. Terrible terrible, combien de morts..... je n'aime pas parler des guerres, j'ai un peu peur (mes parents du XXè siècle ont traversé les 2 guerres mondiales, mon père artisan teinturier dégraisseur, a dû faire de la teinture pour les allemands, m'avait dit ma mère, que veux tu quand on est père de famille nombreuse........ma mère avait failli se faire embarquer, il y avait eu une rafle dans la grand rue..... elle s'en était miraculeusement sortie un peu plus loin elle a fait un détour..)
    je ne sais qu'en penser de cette guerre, je viens de voir cet article "Alors que la guerre sévit en Ukraine depuis trois ans, les discussions engagées par Donald Trump avec Vladimir Poutine se font sans les Ukrainiens. « Si une capitulation leur est demandée, ils vont réfléchir à comment continuer la guerre », affirme Anna Colin Lebedev, spécialiste des sociétés post-soviétiques." : https://www.publicsenat.fr/actualites/international/trois-ans-de-guerre-en-ukraine-la-guerre-ne-se-terminera-pas-quand-trump-forcera-les-ukrainiens-a-signer-un-papier-affirme-anna-colin-lebedev
    ------ bonne soirée, Pixelie, bises, à+

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    1. Après la rencontre Zelensky /Trump, pour mes amis ukrainiens ce que propose Trump est inacceptable.
      Et le fait est qu'en terme de droit international c'est catastrophique car une telle "paix" sera la remise en cause de la validité de TOUS les traités signés de par le monde.
      Cela dit, Poutine n'a pas vraiment envie que cette guerre se termine car la situation intérieure dans la Fédération de Russie est catastrophique. Avec la guerre, il musèle le peuple et il ne veut pas que ça change.
      Quant à Zelensky, je n'aimerais pas être dans la tête...
      Bisous

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  4. Salutations Pix
    si je sais combien le sujet t'est sensible, je crains que la "gestion du conflit" le soit tout autant, chacun étant plus ou moins lié économiquement, pour ne pas dire "énergétiquement", à l'autre : je n'imagine pas la complexité des décisions à prendre !
    Désormais il y a deux bourrins (diamétralement opposés) qui, bien conscients de leur(s) puissance(s), agissent et réagissent dans la surenchère systématique. Si l'Europe semble inactive, je crois surtout qu'elle essaie par tous les moyens de ne pas devenir une cible parce que les enjeux économiques (je ne parle pas d'argent, je parle d'approvisionnements) sont cruciaux.
    L'Europe (en imaginant qu'elle soit "unanime"...) n'a pas la puissance militaire suffisante, ni la puissance monétaire suffisante, ni suffisamment d'autonomie : et on reproche à Macron de ne pas donner des baffes avec ses p'tits bras ? .....
    À mon avis l'Europe n'a pas tout simplement pas les moyens d'interagir puissamment et avec force, nos actions et réactions doivent donc être sacrément réfléchies parce qu'on marche sur des œufs : le sol de la mondialisation...
    C'est dramatique évidemment :(
    Biz@toi

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  5. Olà Pipiou !
    Comme le Lapin Blanc, je suis en retard !
    Et il s'en est passé des choses depuis ton commentaire !

    Il faut quand même être très con pour penser qu'en restant assis sur son gros cul, en distribuant bonbons et sourires, on évitera longtemps les coups de pompes de tourmenteurs en chef.
    Je suis de gauche, certes. Je suis anti guerre, certes. Mais j'avais 5 ans quand j'ai découvert qu'un bon coup de boule stratégiquement placé ça calme vite fait les belliqueux et c'est plus efficace que la palabre.
    C'est un peu comme partir en safari et découvrir que ton appareil photo n'empêchera pas le lion de te bouffer !
    "Si vis pacem, para bellum". Si tu veux la paix, prépare la guerre.
    A contrecourant de ma famille philosophico-politique, je l'ai toujours pensé.
    J'ai toujours eu une infinie confiance dans le côté belliqueux, agressif, voire prédateur de mes congénères (en un mot).

    Pour cette raison, l'attitude de l'UE m'a toujours mise en rogne ! Elle est le Tanguy de la mondialisation, préférant la capitalisation à l'investissement, et le profit au développement.
    A tous les niveaux ! Énergétique, médical, cybernétique ou militaire. Quand on lit la fameuse Constitution Européenne, on n'est guère surpris. Le vocable "dividendes de la paix" est révélateur, on ne parle pas d'une "économie de paix".
    Telle la déesse éponyme, nous nous sommes laissés emporter par le taureau américain en oubliant que ça s'est mal fini : le taureau l'a violé pour engendrer un monstre; le Minotaure !
    Comme je le dis dans l'article sur la shchedrivka devenue "Carol of the Bells", nous avons commis la même erreur qu'en 1918 ! Et qu'en 1936/38.
    Et on ne pourra pas dire que l'Europe n'était pas prévenue que ce soit l'allocution de Poutine en 2017 ou les menaces de Trump 1. Mais non, on a préféré investir dans les sociétés US plutôt que développer les nôtres. Quand on file 38 Mds de $ à Musk, c'est un investissement avec retour sur celui-ci. En France on file 160 Mds d'€ en 2021; 283 Mds en 2021 et 243 Mds en 2023 contre... rien; sinon l'augmentation des profits et... de l'argent pour financer la dernière campagne de Trump (comme EDF, par exemple). Recherche et développement ?. Que dalle !
    Même si je n'oublie pas la séquence I love Poutine, à Brégançon en août 2019, j'ai toujours été d'accord avec Macron sur la question d'une défense européenne. C'est tapé au coin du bon sens !
    Mais depuis le début de la guerre l'Europe s'est montrée pusillanime, préférant dormir sur ses "dividendes de la paix". Macron n'a pas été suivi dans sa proposition de passer en économie de guerre et non seulement aujourd'hui nous nous retrouvons entre le marteau et l'enclume mais en plus avec le risque probable (certain) d'un conflit en pause, le temps aux Américains de piller l'Ukraine. Pour être cynique, on a joué petits bras car, en développant notre aide à l'Ukraine dès le DÉBUT du conflit, aujourd'hui c'est nous qui signerions des accords commerciaux pour ces fameux minerais rares qui nous font tant défaut.
    Biz 2 U 2

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  6. Hello Pix
    Il y a 5 ans, qui eût pu penser qu'il y aurait une guerre aux frontières de l'Europe ? Même si oui, on a lâché un peu trop... à commencer par abandonner le service militaire, et ça c'est pas récent ! De toutes façons on peut refaire le passé d'hier, ça ne changera rien à aujourd'hui ! (ça changera demain peut-être ?)
    Tu crois vraiment qu'on distribue en échange de rien du tout ? Permets-moi d'en douter. On est à 100 lieues de connaître le fonds des tractations.... on le saura p'têt un jour via le coin-coin enchainé ;)
    L'Europe n'avait pas à bouger plus que ça "dès le départ", elle s'est exprimée (sûrement pas assez fort) mais elle ne pouvait pas intervenir manu-militari évidemment ! Quant aux mots employés, il y a (comme j'ai dit) de la subtilité à avoir pour ne pas fâcher plus que ça telle ou telle "entente commerciale"...
    Le commercial ricain change d'avis du jour au lendemain : ça nous laisse un peu de marge ! Faut juste la jouer super fine ! et je pense que Macron a ce pouvoir et cette force là : il ne se démonte pas et ne baisse pas les yeux. Reste à toute l'Europe de faire front commun dans cette guerre des nerfs, dont malheureusement l'Ukraine fait plus que les frais puisqu'en plus d'être bombardée, elle devient le pion des enjeux...
    Bizitou

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    1. "Gouverner, c'est prévoir".
      Je t'ai parlé de ma pote russe et dès la guerre en Tchétchénie elle me disait "Ce n'est qu'un début". Je me moquais un peu d'elle en lui disant qu'il y avait des traités, des accords commerciaux, ce qui la faisait rigoler "Poutine, ce n'est pas Gorbatchtev ! Et pour mes compatriotes, les Européens c'est de la merde."
      La jouer fine avec des Trump ou Poutine ? C'est comme croire qu'on arrête un pitbull affamé en lui sifflant l'air de Royal Canin 😁
      Militairement, on ne fait pas le poids mais commercialement une alliance des pays menacés par les droits de douanes US peuvent faire très mal... à condition de remettre la main sur leurs corones. Le département de l'Agriculture US (USAD) vient d'envoyer un lettre aux Européens pour avoir des œufs (c'est très sérieux) car depuis l'arrivée de l'Illuminé, un œuf coûté désormais 1 $ et ils sont en pénurie ! Les fruits ? C'est aussi la panique car on estime entre 60 et 70 % les importations du Mexique, d'où le recul de Trump.
      En Europe, il faut arrêter de parler de réindustrialisation et la rendre effective. Ralentir jusqu'à assécher l'achat de matériel US. J'en passe et des plus faciles à mettre en application à notre échelle comme choisir son enseigne de burger ou poulet frit.

      On ne peut pas changer le passé mais repenser à ce que disait Churchill : "Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur".
      On l'a oublié. En 1919 on a laissé tomber l'Ukraine pour "ne pas humilier la Russi" (déjà !), en 1938 on a sacrifié la Tchécoslovaquie pour calmer l'ogre nazi et moins de deux ans après, la 1ère armée du monde (la France à l'époque) s'est fait pulvériser en un mois ! Un siècle plus tard, mêmes erreurs et mêmes causes à la différence près que les Ukrainiens n'étaient pas près à se laisser avaler tout cru !

      Macron ? Il a le pouvoir... de le dire. Comme je le dis plus haut, je partage depuis longtemps ce point de vue, depuis la guerre du Vietnam en fait. Mais on a appris avec Macron qu'il est opportuniste, qu'il a ses patrons (le CAC40) et qu'il a souvent changé d'avis. Je lui laisse le bénéfice d'un énorme doute.
      Par contre; je ne suis absolument pas d'accord sur les projets de financement Mais ça, c'est un autre sujet.
      Pauvre Ukraine... passée aux pertes et profits de la mondialisation, du business et des hubris.
      Je conclurai encore avec Churchill :
      "Une politique d’apaisement face à la menace, c’est nourrir le crocodile en espérant être dévoré le dernier".
      Bigbizouilles

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    2. "C'est comme croire qu'on arrête un pitbull affamé en lui sifflant l'air de Royal Canin 😁" LOL. Mais "mondialement" ça ne se résume pas à ça ! Pardonne-moi mais les références historiques, si pertinentes soient-elles, ne font pas avancer le schmilblick d'aujourd'hui : les accointances politico-économico-géographiques (démultipliées, donc d'autant plus complexes) ne facilitent pas les choses. Donc oui l'Europe se réveille un peu tard, mais elle se réveille, et comme t'aimes bien les citations : "mieux vaut tard que jamais" ;)
      Bizàtoi M'dame Pix :)

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  7. Coucou
    Il y a tellement d'enjeux "fric" qu'ils baissent leur froc devant des dictateurs, il y en aurai long a écrire, les guerres depuis que l'homme est sur terre, sauf que maintenant il suffit (ou presque) d'appuyer sur un bouton pour faire des milliers de victimes innocentes,
    Ca me fait pense a un sketch de Roland Magdane en 1984 " Le Roi des Fous " et qui est encore d'actualité hélas
    " Tous les soirs, ils jouent très tard, ils font la bombe, ils poussent leurs petits soldats qui tombent sous les billes. Quand il n'y en a plus, ils les remplace, et puis les rois des fous échangent leurs jouets : – J'te prête mon pétrole, mais toi tu me prête ta bombe à neutrons" etc etc
    Le monde est fou , moi je suis âgée j'ai fais ma vie, mais je pense a tous les jeunes , mes enfants , mes petits-enfants, ainsi que tous les jeunes du monde qui risquent d'être appelés et qui sait ... tomber

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  8. Hello !
    Comme tu dis ! On pourrait écrire des pages et des pages avec l'horrible conscience qu'il n'y aura jamais de chapitre final.
    L'avantage que nous avons vu notre âge, c'est que nous avons des jalons historiques pour nous guider dans nos réflexions personnelles, ce que les jeunes n'ont plus. Là où nous voyons un bégaiement de l'Histoire, eux voient un nouvel épisode de "Game of Throne". (voir ma réponse à Anonyme).

    Actuellement les enfants payent un lourd tribut : en Ukraine, on ne sait toujours pas exactement combien d'enfants ont été déportés, actuellement moins de 20 000 ont été recensés. Au Liban, 200 enfants tués en moins de 2 mois. Et Gaza... plus de 14 500 enfants tués en un peu plus d'un an soit plus d'1/3 des victimes, des milliers de disparus dont certains emprisonnés par Israël (!), (sources UNICEF / ONU). Le Lancet estime que ces chiffres sont en dessous de la réalité.
    Septsup disait qu'elle se sentait privilégiée d'être née à son époque et j'avoue penser exactement la même chose, à quelques années d'écart.

    Ah ouiii ! J'avais oublié ce sketch ! "Chère maman, je suis bien arrivé à la guerre...".
    Pour tes enfants (ou les miens) je pense qu'ils passeront peut-être entre les gouttes. Après, je ne sais pas.
    Pour le moment, savoure chaque instant de paix. Carpe diem 😘

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