Reconnue par les cinéphiles, cette comédienne avait plusieurs cordes à son arc comme réalisatrice, scénariste, auteure, etc.
Mais ce qui gagnera le cœur du grand public, dont moi, alors que beaucoup seraient incapables de citer un film où elle a joué c'est qu'outre sa bouille, elle a deux sacrés handicaps !
En plus d'une sévère dyslalie, elle va choper la grosse tête !
Si son chuintement prononcé qu'elle a gardé grâce à son orthophoniste, lui ouvre les portes du cinéma, c'est sa personnalité qui lui ouvre les portes d'une académie populaire où il est difficile d'entrer et... de rester.
Isabelle Mergault, sociétaire des Grosses Têtes
Testé le 1er avril 1977, le concept des Grosses Têtes tel que nous le connaissions démarre vraiment à la rentrée de septembre la même année avec le premier enregistrement en public au Grand Studio RTL (en réalité, c'était petit !) au 22 rue Bayard, près des Champs Élysées avec en invités Micheline Boudet (comédienne) Roger-Pierre, Jean Dutourd, et Philippe Clay.
La sélection pour rester sociétaire des Grosses Têtes est rude ! Certains jetteront l'éponge ou se feront jeter tels Marie Laforêt ou Jean-Claude Brialy.
L'émission connaîtra plusieurs formules mais son âge d'or durera de 1977 à 2000.
Si vous avez fréquenté les bouchons parisiens à cette époque, vous aurez sûrement noté qu'entre 16:30 et 18:00 on oubliait de s'injurier, allant même jusqu'à baisser la vitre pour jeter, hilare un "Ah les cons !" complice à celui qu'hors de ces horaires on aurait traité de nom qu'aucun oiseau n'aurait accepté de porter.
Isabelle Mergault fait son entrée en 1988 et restera fidèle jusqu'au bout.
Je vous laisse en sa compagnie pour un peu de rire dans cette vie pas marrante (j'avais oublié le rire de Thierry Roland !).
Merci Mademoiselle.



Que du plaisir ta page du jour
RépondreSupprimerJ'aimais beaucoup cette dame et on ne se lasse pas de réecouter ses passages radios !
Merci à toi
Bises et bonne journée
Elle était pétillante comme tout ! Et intelligente, ce qui ne gâche rien !
SupprimerCe fut une des rares sociétaires femmes à s'inscrire ainsi dans la durée. Faut dire que ces messieurs n'étaient pas tendres !
Bisous
Bonsoir Pixelie, ton hommage esquisse avec finesse le portrait d’une voix singulière, celle de Isabelle Mergault, dont l’esprit vif et l’humour sans détour ont marqué bien des instants radiophoniques, à travers tes mots, renaît cette époque où les rires partagés des Les Grosses Têtes devenaient un refuge quotidien, rassemblant auditeurs et passants dans une complicité spontanée, on devine, derrière tes lignes, la mémoire vivante d’un temps où les voix de Jean Dutourd, Roger Pierre, Philippe Clay ou encore Micheline Boudet tissaient un théâtre invisible, léger et jubilatoire, et l’évocation des figures telles que Marie Laforêt ou Jean-Claude Brialy rappelle combien cette académie populaire fut exigeante autant qu’inoubliable, ton texte, ponctué d’humour et de tendresse, fait revivre ces instants où le rire suspendait le tumulte, où même les routes encombrées semblaient céder devant l’éclat d’une répartie, et le souvenir du rire de Thierry Roland vient, lui aussi, ajouter une note chaleureuse à cette évocation empreinte de nostalgie lumineuse, merci pour ce moment de mémoire vive et souriante, où l’esprit et la légèreté se rencontrent avec élégance, et un grand merci d'être dans mes suivis, et que j'ai le grand plaisir et honneur de te suivre, que ta soirée soit paisible, douce et ponctuée d’instants lumineux, où les souvenirs heureux continuent de faire naître un sourire discret, bisous, Régis
RépondreSupprimerRégis ? Oui, je reconnais ton style empreint de lyrisme :)
SupprimerC'était aussi l'époque où le gros mot ou la blague graveleuse ne portaient pas forcément la marque de la méchanceté alors qu'aujourd'hui on peu haïr mais... poliment !
A très vite ! Bises du soir... espoir !
Bonjour Pixelie
RépondreSupprimerAh oui quelle femme ! j'ai adoré son dernier film "les mains en or", et bien entendu ses présences chez Ruquier, où là aussi elle jouait une sacrée comédie !... Ruquier, qui continue de la faire vivre, dans chacune de ses émissions radio, depuis deux semaines ...
Bisous, bisous Pixelie
Bijour bijour !
SupprimerAlors... autant il y a des sujets où je pense être assez progressiste autant il y en a d'autres pour lesquels je suis à la limite du psychorigide. Et "Les Grosses Têtes" pour moi c'est Bouvard, point.
Je reconnais à Ruquier d'être moins pire que Dechavannes mais je n'accroche tout simplement pas.
Va falloir que je me penche sur la filmographie de cette femme qui me fait craquer.
Biiiizzzz
Chez Ruquier, des "grosses têtes" il y en a quelques unes, les autres sont des amuseurs. Moi, j'écoute en podcast la nuit. Entendre parler et rire, me permet de ne pas penser. C'est aussi bête que ça !
RépondreSupprimerBisous, bisous Pixelie
Hello Hello
RépondreSupprimer(j'te rassure c'est pas mon fantôme ;)
comme tu dis : le rire de Thierry Roland !!
Que ça fait du bien d'entendre le parler libre... de ceux (et ce !) qu'on n'entendra plus...
mes zygomatiques rient à chaque fois :)))
@ pluuuuuuuuuus
Béchour Béchour !
SupprimerJ'avoue être tout aussi ectoplasmique !
Je ne suis pas de nature passéiste mais plus ça va et plus je pense que ça me ferait grave ch...d'avoir 20 ans aujourd'hui ! Je ne savais pas que la sclérose était contagieuse.
Vous reprendrez bien une tranche de rire ?
Bizouilles