Si j'étais climatosceptique je dirais que question réchauffement on nous balade car j'ai beau guetter mon thermomètre, il s'obstine à me faire croire que je suis en automne.
Quelques contacts plus tard, il semble que ce soit quasi général.
Alors si le printemps ne vient pas à moi, je vais aller le chercher avec les dents et vous le ramener par le colbac !
En musique quand on dit "Printemps", dans la majorité des cas on pense presque instinctivement à ce chef-d'œuvre de la musique baroque, "Les quatre saisons" d'Antonio Vivaldi.
Si les hits parade avaient existé au XVIIIème siècle, nul doute qu'il aurait pulvérisé des records et quatre siècles plus tard il reste toujours aussi populaire.
Éternelle et moderne Primavera
Bien que la musique se soit vulgarisée pour de nombreux profanes - voire réfractaires - elle reste encore perçue comme une musique élitiste quand elle n'est pas carrément qualifiée de "chiante".
Pourtant pratiquement tout le monde est capable de siffloter les premières mesures du Printemps.
Le plus célèbre concerto de Vivaldi
Quand Antonio Vivaldi fait paraître son opus 8 en 1725 intitulé Il cimento dell’armonia e dell’invenzione (La Confrontation entre l’harmonie et l’invention) il y a fort à parier que jamais il n'aurait pensé que sa musique deviendrait populaire, étant à l'époque réservée aux nobles et grands bourgeois.
Cet opus comporte 12 concertos pour violons dont les quatre premiers forment les "Quatre Saisons". Si on en croit la dédicace de Vivaldi au comte Wenzel von Morzin, il les aurait composés en 1923.
Le concerto op 8 nº 1 en mi majeur RV 269, premier mouvement est joué par le Classical Concert Chamber Orchestra du violoniste (Los Angeles) d'Ashot Tigranyan.
A l'aide de ses notes, Vivaldi "peint" le printemps et on imagine les trilles des oiseaux amoureux, les giboulées de mars brutales et toute cette vie qui rejaillit après les frimas de l'hiver.
Quoique... D'autres y voient autre chose.
Pour la petite histoire ou la rançon du succès
Quand la technologie a permis de personnaliser les répondeurs nous eûmes droit à tout et même au pire, mais le champion toutes catégories fut incontestablement ce pauvre Vivaldi dont il fallait supporter les premières notes du Printemps ad nauseam.
Qui n'a pas eu à subir pendant de longues minutes les 45 secondes du mouvement se répétant en boucle, parfois pendant plus de 10 minutes ?
Les administrations en usèrent et abusèrent, ce morceau ayant le gros avantage d'être libre de droits.
Ainsi en Grande Bretagne, le Département du Travail et des Pensions dut changer de musique d'attente car loin de calmer les appelants, après plusieurs dizaines de minutes d'attente ceux-ci étaient loin d'être détendus.Sous la pression des usagers qui se fendirent d'une pétition, la musique fut changée.
Mêmes causes, mêmes effets, l'administration française fit de même à moins que ce ne fût pour une autre raison...
Trois siècles et pas une ride
Et si Antonio Vivaldi avait été métalleux ?
Ne rigole pas cher Melomaniac, de nombreux musicologues ont phosphoré sur le sujet et le plus sérieusement du monde ont attribué les divers styles de metal aux compositeurs classiques.
Quant à l'affinité des métalleux pour le classique, elle existe depuis la naissance du hard rock jusqu'à ce jour. Complexité des morceaux et virtuosité attirent les musiciens métalleux comme des aimants.
Sont-ils à la hauteur ?
Si on parle des vrais musiciens, c'est incontestable et ils sont nombreux à être entrés dans le metal pat la porte des Conservatoires classiques.
Certains groupes se spécialisés dans la reprise du répertoire classique tels Sinfonity formation espagnole originaire de Malaga .
Et Le Printemps devint plus chaud.



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