Rétrospective printanière

C'est l'Printemps dans le rétro ! PL #1

Ah ! Vous êtes là ?! Pardonnez moi mais j'étais en train de valser, histoire de me réchauffer. Car entre nous soit dit, il faut vraiment...

22 mars, 2025

"Il court, il court, le furet" : ben mon cochon !

Ce matin la presse se fait écho de l'annulation d'une commande de 800 000 exemplaires de la bande dessinée "La Belle et la Bête" du dessinateur Jul (à ne pas confondre avec le rappeur marseillais), au motif qu'elle ne serait pas adaptée à une lecture sans accompagnement pédagogique au-dessous du niveau collège.
Je ne veux pas ouvrir un débat sur le bienfondé de cette décision, mais je pense que nos 8-10 ans actuels ne sont pas ceux de notre époque et qu'il y a d'autres protections à mettre en place plus urgemment.

Heureusement, de not' temps on n'avait pas ce souci ! 
Alors que la télévision et le téléphone étaient plus rares que la politesse de nos jours, on nous enseignait des chansons et comptines mignonnes telles que Il court, il court, le Furet.

Mignonne ? Vraiment ?

Qui d'entre nous n'a pas tenu la main de ses petits camarades de maternelle, chantant dans une ronde endiablée cette scie aux paroles assez pauvres ?

Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.

Il est passé par ici,
Il repassera par là.

Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.

Que n'avons nous tourné sur cette fraîche et charmante ritournelle, auréolés de notre charmante innocence ! Que de parents et d'instituteurs se firent une joie de nous l'enseigner... en toute ignorance !

Origine d'une comptine pas très morale

J'eus la chance d'avoir un professeur d'Histoire qui faisait de chaque cours un one man show souvent drôle, incarnant certains personnages ou illustrant ses propos d'anecdotes ne figurant pas dans les manuels académiques. 

• Anecdote en forme d'hommage : absent plusieurs semaines pour cause de maladie (nous saurons plus tard que c'était un cancer), il revint  amaigri et un peu plus voûté que d'ordinaire. Soudain la nouvelle se propage "Hé les gars ! Y a Degenève !". Collège et lycée, toutes les classes donnaient sur la cour.
De la sixième à la terminale, nous nous ruâmes aux fenêtres et cet homme discret traversa toute la cour sous les battements de mains qui scandaient son nom crié à pleins poumons : "De-ge-nève ! De-ge-nève ! De-ge-nève !". Le silence ne revint que lorsqu'il pénétra dans le bâtiment.
Cher Mélomaniac, tu lui dois probablement mes longues digressions historiques ! 😁

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre furet !
Et aux enseignements, dument complétés ici, de mon prof qui mit un sacré coup à notre naïveté !

Les dessous pas très chics de l'Histoire

Cette comptine était très en cour[s] entre 1710 et 1723.
Pour danser cette ronde, les danseurs tiennent une corde sur laquelle glisse un anneau. Au centre de la ronde, un participant aux yeux bandés doit trouver l'anneau que les autres déplacent malicieusement.

Si les enfants s'adonnent sans malice à cette déclinaison du jeu du furet, à la Cour les grands en font un jeu un peu moins innocent !
D'abord parce que cette ronde permet des effleurements, des attouchements discrets, autrement dit une drague discrète mais surtout parce que ce texte sibyllin égratigne en réalité un des plus influents personnage de l'état. Même dans le peuple, les parents l'entonnent, sourire en coin.

Dubois dont on fait les cardinaux

Nous abordons le cours sur la Régence de Philippe d'Orléans (1715-1723).
Louis XIV vient de mourir et son successeur, son arrière-petit fils le duc d'Anjou, n'a que 5 ans. Un peu jeune pour devenir le futur Louis XV.
Nous apprenons que le pauvre Philippe d'Orléans aura fort à faire entre des finances asséchées par les dépenses fastueuses du Roi Soleil, une fronde intérieure et la menace du roi d'Espagne sur le trône français. Si on ajoute à ça la réputation libertine du Régent, ses huit années de Régence ne seront pas un long fleuve tranquille.
Mais il peut compter sur le soutien de son ancien précepteur et... notre cher prof d'entonner "Il court, il court le furet... ♫" sous nos yeux ébahis. L'explication ne tarde pas.

Portrait par Hyacinthe Rigaud

Le futur Régent n'est encore que le duc Philippe de Chartres quand Louis XIV confie son éducation à Guillaume Dubois (1656-1723), fils de médecin originaire de Brive la Gaillarde.
S'il fut fait abbé à l'âge de 13 ans, il n'est cependant pas ordonné prêtre, "abbé" étant alors un titre  plus honorifique que religieux.

Le peu de choses que l'on sait de la jeunesse de l'abbé n'est pas avéré mais ce qui est certain c'est que les mœurs de l'abbé Dubois n'étaient pas très catholiques !
Si le fait qu'il engrossa une servante du Président du Parlement de Bordeaux  alors qu'il n'avait que 13 ans n'est pas vérifié, sa réputation de jouisseur et de queutard lui vaut le surnom d' "abbé Friponneau". On sait qu'il fut marié à 16 ans, probablement un mariage de convenance qui sera escamoté plus tard.

Le bon abbé Dubois a une grande influence sur le jeune Philippe à qui il restera fidèle pendant la Régence, l'éclairant de ses conseils mais en étant aussi un brillant ministre des Affaires Étrangères.
Autre défaut de l'abbé, il est vaniteux et terriblement ambitieux. Faute de noblesse de robe, il lui reste la religion pour s'élever dans la société.

Il veut et obtient l'archevêché de Cambrai mais il y a un léger problème : l'abbé de papier n'a pas été ordonné prêtre ! C'est ballot ballot !
Mais Dubois vaut bien une messe et l'évêque de Nantes torche ça en une messe qui lui fait franchir toutes les étapes sans passer par la case Départ ! En juin 1720 le voici donc archevêque !
Ce n'est pas encore assez pour lui ! Il exige et obtient d'être fait Cardinal l'année suivante alors qu'il n'a jamais prononcé une messe !
Celui que le Régent fera "Ministre Principal" en 1722 gardera ses mauvaises habitudes, forniquant entre deux décisions d'État.

Mais quel rapport avec la chanson ?

Elle court, elle court, la contrepèterie !

Même pour l'époque, assez hypocrite il faut bien le dire, les magouilles et les excès, réels ou supposés de l'abbé passent mal !
Sa nomination comme percepteur et surtout le fait qu'il imposa, à la demande de Louis XIV, à son élève un mariage avec la fille naturelle du Roi et de la Montespan malgré la farouche opposition de la terrible Princesse Palatine (mère de Philippe) lui attirent l'inimité de la Cour.

Mais hors de question d'afficher ouvertement sa désapprobation voire son opposition ! Il y a encore de la place à la Bastille !

Alors une petite chanson fera l'affaire, une ronde bien anodine sauf pour qui pratique l'art du contrepet !

Il fourre, il fourre le curé,
Le curé Dubois, mes Dames.
Il fourre, il fourre le curé,
Le curé du bois joli.

Le nom de l'auteur s'est perdu dans le cours de l'histoire musicale et il faut attendre les années 1840 pour que Théophile Marion Dumersan (chansonnier et vaudevilliste) la mentionne dans une de ses anthologies de la chanson populaire.
A noter que le vocable "mes Dames" (en un ou deux mots) ne vise pas les "amours" ancillaires de l'abbé mais ses galipettes avec des dames de la noblesse.

A défaut d'être aussi connu que ses illustres prédécesseurs, Richelieu et Mazarin, il aura été célébré plus longtemps par nos bambins, bien malgré eux !

 

 

19 commentaires:

  1. Bonsoir miss Pixelie
    Ha ben dit donc, il était savamment chaud patate le furet
    Ils ne s'ennuyaient pas les curtons...
    Remarque, ça n'a pas changé, c'est écœurant...
    J'ai lu le livre "Sodoma" de Frédéric Martel, 630 pages
    { Enquête au coeur du Vatican } c'est immonde. L'écrivain dénonce :
    Le célibat des prêtres, l'interdiction du préservatif par l'église, la culture du secret sur les affaires d'abus sexuels, la d'édition du pape Benoît XVI, la misogynie du clergé etc etc un même secret relié toutes ces questions. Ce secret à longtemps été indicible. Il porte un nom : Sodoma
    Pendant 4 années, cet écrivain a vécu en immersion à l'intérieur du Vatican et à mené l'enquête auprès de Cardinaux ’ d'évêques et de prêtres.
    Ce livre a fait scandale car il révèle la face cachée de l'église....
    Je n'arrivais pas à croire ce qui y est dénoncé, affreux non dégueulasse...
    J'arrête là mais tu te feras une opinion de ce que je pense de ce milieu
    Bisous miss Pixelie

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    1. Hello !
      Non, je n'ai pas lu ce livre et je pense que je ne le lirai jamais (j'ai du mal à me concentrer désormais) mais je pense que les gens qui ont cerveau en état de bon fonctionnement, croyants ou pas, sont en mesure de comprendre que les autorités ecclésiastiques ne valent pas mieux que les dirigeants de partis ou de sectes.
      Cependant; je me garde de jeter le bébé avec l'eau du bain car j'ai rencontré des prêtres formidables que les autorités religieuses ont traités comme des chiens, et encore !
      Pour en revenir à notre abbé Dubois et son furet, cette petite ronde montre qu'à l'époque déjà, certains ne se faisaient guère d'illusion sous les dessous de l'Église, à l'époque intimement liée aux Pouvoirs.
      Bisous M'Dame !

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  2. Yo M'dame :)
    j'avais déjà ouï dire mais je ne m'en souvenais plus dis donc !
    Parfois je me dis que "le savoir" c'est bien, mais ça fracasse quand même les souvenirs de jeunesse, un peu comme le "Père Noêl" ;) Les comptines et leurs histoires... En me baladant de l'une à l'autre, je suis arrivée sur cette page :
    https://comptines-card.webself.net/la-face-cachee-des-comptines
    Houlà... J'suis pas allée au bout ("le bout" étant la fin de la page) (et rien d'autre) parce que j'avais pas envie de déprimer, zut de zut !
    En tout cas des écritures anciennes (zé réussies) qui font toujours parler d'elles en bien. Linguistiquement parlant ;)
    Bisébon week-end à toi

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  3. Youyouh !
    Déprimer ? Pourquoi "déprimer" ?
    Après tout, les souvenirs de jeunesse ne sont que des souvenirs de jeunesse, une vie vécue à hauteur de notre inexpérience et teintée d'innocence... ou de crédulité.
    C'est vrai que quand notre prof (un souvenir de jeunesse !) nous a expliqué ça, nous étions un peu surpris non par la teneur de la chanson (enfin si, un peu quand même) mais plus par le fait qu'à cette époque; déjà, les chansonniers s'en donnaient à cœur joie.
    Surtout, ne lis jamais la "Psychanalyse des contes de fée" de Bettelheiù ! Ou achète du Prozac, avant !
    Beezzz to U 2 !

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    1. Déprimer ? (je te rassure, le mot est évidemment un peu fort) bin parce que ça casse les joyeux souvenirs d'enfance, quand on était fier de chanter à tue-tête, lol.
      Tu vas rire : non seulement je l'ai lu le Bettelheim mais étudié en philo !
      Bizitou, @+

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    2. Personnellement, ça ne change rien quant au plaisir que j'ai eu à les beugler dans mon enfance et du coup, je rigole en pensant a posteriori à ce que je disais sans le savoir.
      Ah mais non ! Je ne ris pas ! Je crois que c'était un "incontournable" ! Ça s'inscrivait dans ce qu'était le "wokusme" originel, à savoir l'analyse et éventuellement la remise en question de principes, pratiques, etc. apparemment immuables.
      J'avais beaucoup aimé ce bouquin mais quand je lisais des contes à mes pitchounes, ça me faisait drôle ! 😁
      Kissouilles

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  4. Coucou Pixelie,
    Hé bé, toute une belle et grande histoire où l'on pourrait épiloguer longtemps.
    Les curés, c'est pas nouveau qu'ils ont chauds, mais comme dans beaucoup d'autres choses.
    Les contes, c'est vraiment pour les tout petits enfants, qui ne comprennent pas le sens des paroles.
    Bon, à cette époques c'était bien et en même temps on nous faisait avaler n'importe quoi..
    Maintenant, plus rien à voir..
    Je te souhaite un bon dimanche.
    Bizouillettes amicales d'Marinette ⚘

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  5. bon je vais pouvoir me coucher l esprit tranquille j ai appris quelque chose...quand à l histoire du livre je rigole doucement quand on sait ce qui se trimballe sur la toile accessible à toutes nos chères têtes blondes... gros bisous

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  6. hello

    je connais la vraie histoire de cette comptine
    avec la contrepeterie
    qui n'est pas belge celle ci
    parce que la contrepeterie belge c'est cela
    "il fait beau et chaud"
    ah ah ah

    merci de donner tout l'historique de cette chanson
    une decouverte pour les non initiés eh eh eh

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    1. Nan mais oh ! T'as pas honte !?!
      Tu crois que les Flamands contrepètent ? (vu leur sens de l'humour, j'ai comme un doute...).

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  7. Hello Pixelie !

    Merci pour le décryptage, comme on dit à la télé… cela me rassure quant au fait d’avoir conservé une part d’innocence… On peut donc appeler un chat, un chat et un furet, un curé… On se demande quel est le réel pouvoir du divin sur le comportement de ceux qui (se) sont chargés de répandre sa parole… sans spécialement blâmer l’abbé Dubois…
    Des personnages que l’on retrouve dans le film de Bertrand Tavernier "Que la fête commence" sous les traits de Philippe Noiret, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle, ainsi qu’une musique composée par le régent lui-même…

    Bisous

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    1. Coucou !
      Il va falloir faire un up date de ton glossaire : on ne dit plus "décryptage" mais "fast checking, on ne parle plus de "répartie" mais de "punchline". Je te rassure, pour "Ah les cons !" il n'y a pas d'équivalence 😁
      Le divin ? Oublie !!! Majoritairement ce ne sont que des hommes et seules la crédulité et la soumission entretiennent le mythe. Mais en moment, ça craque un peu de tous les côtés !
      Maintenant que j'ai mis le nez dedans, je reviendrai probablement sur d'autres chansons enfantines... ça me rejeunira !
      Bisous 2U2

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  8. Bonjour , merci pour ton passage par chez moi , j'ai entendu parler de ce livre "défendu" pour nos petits qui en savent trois fois plus , je rejoins septsup dans son commentaire !
    Merci pour ta page très interessante
    Bone journée

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    1. Coucou Claudine
      C'est un peu un paradoxe d'ailleurs ! Autant ils sont informés sur des sujets que notre génération n'aurait pas abordés avant le lycée, autant ils sont ignorants d'autres qui devraient être portés à leur connaissance.
      A mon avis, les parents commettent souvent ce que je considère comme une erreur : ils voient dans leurs enfants les enfants qu'ils furent eux-mêmes. Et du coup, ils commettent les erreurs qu'ils reprochaient à leur propres parents. Mais pas toujours évident d'éviter cet écueil.
      Le monde change et d'ailleurs ton blog en témoigne, même indirectement : j'avoue qu'associer Bretagne et culture hip hop ne me serait pas venue spontanément à l'esprit !
      @+

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  9. Coucou Pixelie,
    Le succès de cette comptine remonte très loin aux années 1710-1720, pendant l'épisode de la Régence, quand le pouvoir était exercé par Philippe d’Orléans. Son principal conseiller était le cardinal Dubois, réputé pour son amour des femmes. Cette rengaine de cour d'école était à l’époque une chanson populaire, connue de tous. Il s'agit d’une contrepèterie qui se moquait de ce curé trop porté sur la gente féminine. "Il court il court le furet" est à comprendre ainsi : "Il fourre il fourre le curé". Petit cochon n'est-ce pas.
    Comme tu nous le rappelle, ce n'est pas un furet qui vient du bois, mais le curé Dubois, en un seul mot. Sinon c'est vrai quel intérêt de rajouter "Mesdames" dans le refrain ?
    La bonne du curé a eu chaud sur ce coup là comme le chantait Annie Cordy, hi, hi...
    Allez je me fais pas prier, gros bisous à toi.

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  10. Excellent ! J'adore cette anecdote sur l'Histoire, tu vas nous les chercher.... et tant mieux pour nous ! Heureusement que tu dis ne plus savoir te concentrer, parce que qu'est-ce que tu nous servirais comme roman et tout cela pour cette charmante chansonnette que bien sûr, j'ai certainement du attendre aussi ? Mais, c'est bien trop loin, je ne me rappelle plus ???

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  11. Hello Fred !
    J'aime bien partager mes découvertes, un peu comme je partagerais l'adresse d'un bon resto. 😉
    Pour peu qu'il y ait un corollaire historico-politique, alors là je me régales, comme avec "Caroll of Bells", par exemple, ou "Enola Gay".
    Pour ce qui est de ma concentration, je m'en rends compte sur le temps qu'il me faut désormais pour préparer un article.
    Chercher des sources, vérifier et comparer les données, vérifier l'authenticité des faits et prendre des notes pour arriver au travail de rédaction... il y a encore peu, je pouvais compter sur ma mémoire, ce n'est plus le cas.
    Nous en sommes tous au même point mon cher Fred : le temps est une gomme que nous ne maîtrisons pas... Remarque, parfois ça a du bon ! 😁
    Bisous

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  12. Coucou Pix , alors ce livre "la psy des contes...." était dans ma liste à découvrir dans ma tête mais donc je l'avais oublié, je vais présentement, noter sur mon carnet ..hahaha ma cabosse de gruyère ... je pense que je vais tomber sur le c.. quand je vais le parcourir !!

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    1. Coucou !
      Peut-être pas à ce point là car la psychanalyse a largement fait son trou depuis les 70s et que nous avons une autre vision à nos âges (la sagesse, ma Saby ! La sagesse !).
      A l"époque, ce qui m'avait frappée était l'extrême violence (je ne parle pas que de la violence physique) qui présidait à l'élaboration du final en forme de morale.
      Les Grimm, Perrault et autres Andersen avaient de sacrés tourments dans la psyché !
      Alors quand Mamie Vapote argue que la nouvelle mouture de "La Belle et la Bête" ne peut-être mise entre les mains d'élèves du CM2 sans "accompagnemen pédagogique", je suis en PLS de rire! Et de prendre l'exemple des "violences policières", comme si les mômes n'avaient pas vu les infos ou Youtube pour découvrir les bienfaits du LBD pleine poire !
      A côté mon petit furet, c'est de la gnognotte !

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